Aurélien Plancher vit
depuis sa naissance, en 1980, à Sucy-en-Brie
dans le Val-de-Marne. A partir de 2003, il décide
de conjuguer ses deux passions, l’Histoire
contemporaine et les arts numériques, au
service d’un projet ambitieux : sauvegarder
la mémoire d’hommes avant qu’elle
ne tombe dans l’anonymat.
Aurélien commence
son parcours par deux modestes films basés
sur des commémorations en hommage à
Jean Moulin, en 2003 et 2004. Il reçoit à
cette occasion les soutiens de M. Daniel Cordier,
ancien secrétaire personnel de Jean Moulin
et Compagnon de la Libération, et de M. Jean-Louis
Debré, président de l’Assemblée
Nationale. Deux appuis de taille qui l’encourageront
à aller plus loin...
Désireux de
conserver son indépendance dans une entreprise
avant tout volontaire et citoyenne, il décide
de s’auto-produire en investissant seul dans
un matériel audiovisuel à la mesure
de son nouveau projet. Née en février
2005 après avoir découvert un fait historique
local proche de chez lui, l’idée de conter
l’histoire de l’infirmière Fernande
Doudot, héroïne de Sucy-en-Brie durant
la Libération de 1944, commence à germer.
Mais, dans un premier
temps, le vidéaste laisse sa place à
l’historien. Dans le peu d’écrits
relatant cet événement, de nombreuses
vérités sont encore à découvrir,
c’est pourquoi Aurélien se lance dans
ses propres recherches. Il consulte archives publiques
et collections privées, se rend dans de multiples
musées, et rencontre plusieurs témoins
d’époque à travers la France.
Après 3 mois de travail, il finit enfin par
rassembler plus de 200 photos et documents antérieurs
à 1945. Il peut alors se lancer dans la réalisation
de son documentaire.
S’entourant
d’abord d’amis proches, il recrute progressivement
une équipe
de jeunes bénévoles venant de toute
l’Ile-de-France. Il met également à
profit ses relations et rencontres nées de
ses démarches : historiens, professeurs, écrivains…
Après plus
d’un an de travail, Aurélien Plancher
achève son documentaire au mois de mars 2006.
Il sollicite alors la Ville de Sucy-en-Brie pour faire
de son film l’évènement culturel
du printemps qui s’annonce. Car son objectif
est clair : montrer son documentaire au plus grand
nombre, pour que personne n’oublie que la mémoire
des Hommes est précieuse…
Thomas Jean-Joseph