L'HISTOIRE

 

Synopsis

Août 1944. Paris s’attend à être libérée. Dans la capitale et sa banlieue, des hommes décident alors légitimement de prendre part à la Libération du pays. Leur courage est insouciance, mais qu’importe, une page de l’Histoire se tourne sous leurs yeux. En cette période si cruciale, l’espoir, le désespoir, les joies et les tragédies se mêlent.

A Sucy-en-Brie, petite ville de la région parisienne, le symbole étincelant de cette Libération se nomme Fernande Doudot.

Engagée dès 1942 en tant que secouriste Croix-Rouge, cette jeune élève infirmière de 24 ans se trouve confrontée le 26 août 1944 à une situation critique. Des résistants sont abandonnés sur le terrain, gravement blessés suite à une attaque anti-allemande. Au mépris du danger et fidèle à son engagement, Fernande osera prendre tous les risques pour leur porter secours.

 

Note d'intention du réalisateur

On oublie trop vite qu’une ville a une histoire. On marche sans imaginer qu’autour de nous, se trouvent les leçons du passé, les exemples de l’avenir. Bien que les monuments soient là pour nous les rappeler, ces noms gravés dans le marbre ne parlent pas, n’intéressent pas. Ce documentaire a pour but premier de pousser le spectateur à voir son monde sous un angle différent. Par ailleurs, si l’enseignement de l’Histoire crée un rapport distant entre le citoyen et les grandes figures de notre pays, l’histoire de Fernande Doudot permet en revanche de se rapprocher des acteurs anonymes de la Libération. Le spectateur peut ainsi s’identifier à eux. Le documentaire ne se restreint pourtant pas à une thématique locale. En utilisant de fréquentes références au contexte national, on situe parfaitement les évènements de Sucy-en-Brie dans ceux qui touchent au même moment la capitale. Un récit parallèle se forme ainsi, permettant au spectateur, qu’il connaisse Sucy ou non, de suivre parfaitement le déroulement de l’histoire.

Dans sa forme, le film se nourrit avant tout de photos et de documents. Ils illustrent le passé, passé qui se doit de revivre au travers des images. C’est pourquoi celles-ci ont été mises en mouvement tout le long du film, dynamisant ainsi son aspect global. De la même façon, les témoignages se relaient avec plusieurs voix-off lisant lettres personnelles, journaux intimes, rapports, tous écrit sur le moment. Enfin, l’intervention d’un historien permet de basculer régulièrement entre le contexte local et national. La recherche du rythme et de la dynamique a donc été un leitmotiv pendant le montage du film. Cependant, même s’il ne connaît pas de longueur, le documentaire se veut globalement lent afin de permettre au spectateur d’assimiler les informations et la trame du récit pendant le film. Par ailleurs, la musique a été placée au premier plan et dépasse son statut traditionnel de fond sonore pour un documentaire : synchronisation et harmonisation entre l’image, le récit et le son ; séquences musicales sans parole ; etc. De cette façon, cette exploitation de la musique permet de basculer facilement d’une ambiance à une autre, de dynamiser une voix off et de souligner une émotion pour en émouvoir le spectateur. Car finalement, le titre du film ne cache pas son intention : il s’agit autant un documentaire historique qu’un film hommage dédié à Fernande Doudot.

 

Réactions au film

L’évocation du combat qui s’est déroulé à Boissy-Saint-Léger le 26 août 1944, justement replacé dans le contexte national de la Libération de Paris, met bien en valeur l’enthousiasme, la détermination, mais aussi l’improvisation des hommes qui, avec un armement dérisoire, n’ont pas craint de s’attaquer à un ennemi puissamment armé, nerveux mais nullement paniqué.

Elle donne une juste idée du courage, frisant l’inconscience, de Fernande Doudot qui, fidèle à sa conception du métier d’infirmière, n’a pas hésité, malgré le danger, à porter secours aux blessés.

Un film bien documenté et émouvant.

Roger Guillemard, ancien maire de Boissy-Saint-Léger

 

Une très belle évocation de la Libération accompagne un film émouvant qui, à travers images de l'époque et témoignages, retrace le destin d'une jeune infirmière ayant soigné des résistants blessés.

Michel Balard, adjoint à la culture de la mairie de Sucy-en-Brie et professeur d’Histoire à la Sorbonne

 

 

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